Diagnostic urbain et paysager

 

COMPRENDRE LA DÉMARCHE DU CAUE

Le diagnostic paysager D’Orly-Rungis-Seine-Amont

Les communes situées dans le périmètre de l’Opération d’Intérêt National Orly-Rungis-Seine-Amont feront l’objet d’importants programmes d’aménagement au cours des prochaines années. Une étude globale, portée par le Conseil général du Val-de-Marne et la Région Ile-de-France, est en cours avec l’objectif de mettre en valeur les atouts du territoire. Ce projet comporte différents volets : habitat et réseaux, patrimoine industriel, patrimoine immatériel, patrimoine naturel et patrimoine paysager.

Le volet concernant les patrimoines paysagers, piloté par la Direction des Espaces Verts et du Paysages (DEVP), a été confié au CAUE dans le cadre d’une convention. La collaboration étroite avec le Service projets de la DEVP a permis d’élaborer une méthodologie pour décrire les qualités des paysages qui seraient mises en valeur dans les aménagements à venir.

 

Le périmètre de l’OIN ORSA s’étend entre le plateau d’Orly et la Seine. La dynamique du fleuve a fortement marqué le paysage de la vallée de la Seine amont, en créant un triangle délimité par des coteaux aux pentes variables. Au cours d’une première analyse de l’évolution du territoire de la vallée, certains aspects sont apparus comme particulièrement significatifs : la réduction des ouvertures visuelles, l’effacement des reliefs, la réduction progressive du tissu végétal.

 

Sur la base de ce constat, un repérage de sites patrimoniaux a été effectué avec la volonté de donner un aperçu de la variété des qualités paysagères du territoire à toutes les échelles : l’échelle géographique (les lieux d’où l’on peut percevoir le paysage lointain) ainsi que l’échelle de la ville et du quartier (les espaces publics plantés significatifs, les espaces verts remarquables, les cimetières plantés qui participent à la trame verte).

 

Les sites ont été sélectionnés en travaillant sur la cartographie et en arpentant le territoire des 12 communes concernées.  Pour apprécier les caractéristiques des lieux répertoriés nous avons privilégié l’angle du regard à hauteur d’homme. L’accent a été mis sur la perception de tout un chacun évoluant dans le territoire.

 

La rédaction de 50 fiches a fait émerger des thèmes à saisir pour favoriser l’intégration d’une réflexion sur le paysage dans la définition des projets urbains. Un travail sur les différentes échelles des surfaces cultivées permettrait, par exemple, de mettre en relation les espaces agricoles, les jardins collectifs et les jardins partagés.

La description des parcs historiques a mis en évidence leur grande fragilité, aspect particulièrement inquiétant dans un territoire appelé à une densification du bâti. Ces parcs continuent à être touchés par des réductions de leur périmètre.La question de la préservation des points-de-vue, ouvertures visuelles à l’échelle du grand paysage, a fait l’objet d’une approche spécifique afin de rendre perceptible la géographie du territoire. 

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